In Mu.ZEE opende op 1 juli een nieuwe museumvleugel, volledig gewijd aan de Oostendse animatie-pionier Raoul Servais. In dat kader – en als hommage aan de grote maar bescheiden Servais – selecteerde Monokino een gevarieerd programma aan hedendaagse animatiefilms die vandaag mee de toon zetten.

DIORAMA
EMILY LEFEBVRE — BE, 2016 — 6’

ODE TO SEEKERS
ANDREW NORMAN WILSON — US, 2012 — 9’

HI STRANGER
KIRSTEN LEPORE — US, 2017 — 3’

LIFE CYCLES
ROSS HOGG — UK, 2017 — 4’

HYPERLINKS OR IT DIDN’T HAPPEN
CÉCILE B. EVANS — BE/US, 2014 — 23’

EVERYTHING (TRAILER)
DAVID OREILLY — IE/US, 2018 — 11’

SOLAR WALK
RÉKA BUCSI — HU, 2018 — 21’

21/07 18:00 Mu.ZEE Oostende
21/07 20:00 Mu.ZEE Oostende

Emily Lefebvre’s “Diorama” (2016) begint als de metafoor voor een essentiële eigenschap van animatie, namelijk iets tot leven brengen, oftewel de metamorfose van een statisch gegeven naar pure dynamiek. Met haar unieke beeldtaal, die vaak ook schilderkunst en fotografie incorporeert, wijst Lefebvre op de absurditeit van de mensheid. Hoe we dode dieren opzetten om ze vervolgens te bekijken in een ‘kijkkast’, bijvoorbeeld.

Die bijtende toon klinkt nog kritischer in het werk “Ode To Seekers” (2012) van Andrew Norman Wilson, die in de vorm van een mug, injectienaald en een olie-boortoren dezelfde absurditeit herkent. De soundtrack luidt niet voor niets: “If it makes you happy, then it can’t be that bad. If it makes you happy, why the hell are you so sad”. Ook in Kirsten Lepore’s “Hi Stranger” (2017) spreekt een naakt mannetje de kijker troostend toe. Ross Hogg observeert in “Life Cycles” (2016) op vernuftige wijze onze dagelijkse routines en biedt herkenbaarheid.

Technologische ontwikkelingen staan vandaag al een stuk verder dan toen Raoul Servais zijn eerste films creëerde. Dat merken we zeker in het werk van Cécile B. Evans. In haar film “Hyperlinks or it didn’t happen” (2014), zet Evans een computer gegenereerde versie van een beroemde overleden acteur in als hoofdpersonage. Via animatie brengt Evans hem terug tot leven.

Al deze films tonen door hun inventiviteit hoe animatie het medium vormt waar alles mogelijk is, waar grenzen haast taboe zijn. Op die manier laat animatie toe om de dingen vanuit een ander perspectief te bekijken, zoals bijvoorbeeld in David OReily’s “Everything” (2018), of zelfs om een compleet nieuw universum te visualiseren, zoals we kunnen ontdekken in Reka Busci’s “Solar Walk” (2018).

La mer, est à nos yeux, le meilleur lieu où projeter des images, des histoires et des récits. En attendant notre prochaine projection, nous rassemblons une liste de films dans lesquels la mer joue un rôle important, qu’il soit principal ou secondaire. Penses-tu à un film qui ne s’y trouve pas encore? Nous serions ravis d’entendre tes suggestions via notre page Facebook ou sur Instagram.

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TEAM — Anouk De Clercq, Baptist Everaert, Chloë Delanghe, Dagmar Dirkx, David Slotema, Eric de Kuyper, Erien Withouck, Eva Claus, Godart Bakkers, Jana Coorevits, June Laka, Rebecca Jane Arthur, Quinten Wyns, Ynne De Wever.
Graphisme: Michaël Bussaer. Webdesign: Dominique Callewaert.

Avec le soutien de Auguste Orts, CINEMATEK, KAAP, KASK School of Arts Gent, Onderzoeksfonds Universiteit Gent, MOOOV, Vlaams Audiovisueel Fonds.

Aujourd’hui, parcourant les rues d’Ostende, le promeneur découvre un éclectisme fantastique: un bloc d’ appartements brutal et gris se trouve à côté du glorieux Thermae Palace. Le bâtiment majestueux, presque stalinien du De Grote Post, domine l’avenue Hendrix Serruys. Un ancien grand magasin héberge un musée d’art moderne. Des maisons belle époque se cachent dans des rues tranquilles.

C’est en 2017 que l’artiste Anouk De Clercq est frappée par un grand vide à Ostende. Ses rues ne rappellent en plus rien la glorieuse culture cinématographique de Henri Storck, James Ensor ou de Raoul Servais. La fermeture du cinéma Rialto signifia la disparition de la dernière salle de cinéma indépendante dans le circuit cinématographique d’Ostende. Avec un décor aussi extraordinaire, avec la Mer du Nord comme écran de projection pour des images, des histoires, c’était une perte, laissant un grand vide.

Et murit donc l’idée de Monokino: une salle, respirant ce même éclectisme, où le cinéma pourrait retrouver ses origines. Une salle ouverte aux cinéma dans toutes ses facettes: court métrages, long métrages, films d’auteur, classiques, films expérimentaux, art vidéo, animation, laissant la place également aux jeunes cinéastes et leurs premières œuvres. Monokino montre, questionne, réagit, encourage le débat, invite, met en perspective. Monokino est un endroit pour et par les Ostendais, pour les professionnels et les amateurs, pour les jeunes et les moins jeunes, pour ceux et celles d’ici et d’ailleurs.

Monokino veut montrer des films qui ne se manifestent pas uniquement sur l’écran. Ils se promènent également parmi les habitants, les spectateurs, les créateurs. Dans ce sens, Monokino est également “Kopfkino”, un cinéma mental ou les images ont la liberté d’exister et de se propager.

C’est ainsi que Monokino se promène comme un nomade dans les rues éclectiques d’Ostende et prend sa place dans la tête et le cœur des Ostendais. Bientôt elle mettra pied à terre de façon définitive.

Monokino veut pousser le cinéma dans le 21e siècle et mettre l’accent sur son côté aventureux. Nous mettons tout en œuvre pour trouver l’endroit idéal où les cinéphiles d’Ostende et d’ailleurs pourront se retrouver chez Monokino, mais en attendant, Monokino fonctionnera comme un plateforme de cinéma nomade.