Le film s’ouvre sur une séquence envoûtante et muette sous la mer où on y découvre des méduses flottantes et des habitants errants des fond des mers. Les couleurs pastel de cette scène font de Ponyo l’un des rares films où on souhaite s’asseoir au premier rang afin de s’y noyer entièrement.

PONYO
HAYAO MIYAZAKI — JP, 2008 — 101’

29/03 20:00 Vrijstaat O Oostende

Un jour, un garçon de cinq ans trouve près du rivage, un poisson rouge piégé dans un pot de confiture. Une créature qui étrangement a tout les traits apparents d’une petite fille. Alors qu’il essaye de la libérer, il se blesse au doigt et celle-ci lèche le sang perlant de la coupure. Cet acte de guérison met soudainement le poisson sur la voie de l’humanité, une transformation qui est également renforcée par l’adoration du poisson envers son nouveau compagnon. Cependant, l’amour des deux personnages semble menacer « le monde réel », provoquant la montée des océans et la chute de la lune en direction de la terre.

Bien entendu, les poissons ne tombent pas amoureux au sens propre où nous l’entendons. Les créations de Miyazaki semblent naître de l’imagination fertile de très jeunes enfants sans souci de réalisme ni de perfection. Pourtant, ce film possède une qualité si séduisante et si surnaturelle que les adultes rejettent leur incrédulité, submergés par les images spectaculaires, magiques et mystérieuses.

Miyazaki laisse également place à une réflexion sur un certain nombre de thèmes importants. Lorsque l’intrigue prend une tournure sombre, la question de la destruction de l’environnement survient.

Dans la plupart des films japonais, la mer semble être un ennemi mortel, déplacé par des forces souterraines. Mais ici, Ponyo est soutenu par une harmonie animiste soucieuse de l’environnement. Dans les oeuvres de Miyazaki, il est indéniable que la nature dicte ses lois à l’homme. Il aborde également souvent l’innocence des enfants et affirme qu’ils offrent un espoir pour l’humanité. Ses films – entièrement réalisés à la main – ressemblent à des rêves dansants, à des mouvements fluides et à des turbulences mystérieuses.

Ponyo arbore une tristesse mêlée de douceur, qui nous a donné l’idée de vous offrir des petits encas sucrées et salées afin de vous faire jouir encore plus du charme insolite de ce film. Attendez-vous à l’inattendu!

La mer, est à nos yeux, le meilleur lieu où projeter des images, des histoires et des récits. En attendant notre prochaine projection, nous rassemblons une liste de films dans lesquels la mer joue un rôle important, qu’il soit principal ou secondaire. Penses-tu à un film qui ne s’y trouve pas encore? Nous serions ravis d’entendre tes suggestions via notre page Facebook ou sur Instagram.

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Graphisme: Michaël Bussaer. Webdesign: Dominique Callewaert.

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Aujourd’hui, parcourant les rues d’Ostende, le promeneur découvre un éclectisme fantastique: un bloc d’ appartements brutal et gris se trouve à côté du glorieux Thermae Palace. Le bâtiment majestueux, presque stalinien du De Grote Post, domine l’avenue Hendrix Serruys. Un ancien grand magasin héberge un musée d’art moderne. Des maisons belle époque se cachent dans des rues tranquilles.

C’est en 2017 que l’artiste Anouk De Clercq est frappée par un grand vide à Ostende. Ses rues ne rappellent en plus rien la glorieuse culture cinématographique de Henri Storck, James Ensor ou de Raoul Servais. La fermeture du cinéma Rialto signifia la disparition de la dernière salle de cinéma indépendante dans le circuit cinématographique d’Ostende. Avec un décor aussi extraordinaire, avec la Mer du Nord comme écran de projection pour des images, des histoires, c’était une perte, laissant un grand vide.

Et murit donc l’idée de Monokino: une salle, respirant ce même éclectisme, où le cinéma pourrait retrouver ses origines. Une salle ouverte aux cinéma dans toutes ses facettes: court métrages, long métrages, films d’auteur, classiques, films expérimentaux, art vidéo, animation, laissant la place également aux jeunes cinéastes et leurs premières œuvres. Monokino montre, questionne, réagit, encourage le débat, invite, met en perspective. Monokino est un endroit pour et par les Ostendais, pour les professionnels et les amateurs, pour les jeunes et les moins jeunes, pour ceux et celles d’ici et d’ailleurs.

Monokino veut montrer des films qui ne se manifestent pas uniquement sur l’écran. Ils se promènent également parmi les habitants, les spectateurs, les créateurs. Dans ce sens, Monokino est également “Kopfkino”, un cinéma mental ou les images ont la liberté d’exister et de se propager.

C’est ainsi que Monokino se promène comme un nomade dans les rues éclectiques d’Ostende et prend sa place dans la tête et le cœur des Ostendais. Bientôt elle mettra pied à terre de façon définitive.

Monokino veut pousser le cinéma dans le 21e siècle et mettre l’accent sur son côté aventureux. Nous mettons tout en œuvre pour trouver l’endroit idéal où les cinéphiles d’Ostende et d’ailleurs pourront se retrouver chez Monokino, mais en attendant, Monokino fonctionnera comme un plateforme de cinéma nomade.