Crystal Voyager est un voyage mystique dans l’esprit de George Greenough, légende du surf, et de sa recherche radicale du lieu où il pourra surfer en paix.
Le soleil, la mer et la bande-son vous feront oublier le blues de l’hiver.

CRYSTAL VOYAGER
DAVID ELFICK — AU, 1973 – 16mm — 78’

“You might be in there for only a few seconds in real time but in your head it goes on for hours. It’s a timewarp when you’re inside the wave. Time enters a space, a zone of its own. The only reality is what is happening right then.”

18/02 20:00 KAAP Oostende

Crystal Voyager est un voyage mystique dans l’esprit de George Greenough, légende du surf, éco-combattant et véritable touche-à-tout. Surfeur solitaire originaire de Californie, installé en Australie, Greenough a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire du surf moderne lorsqu’à la fin des années 1960, il a commencé à concevoir des ailerons de planches de surf inspirés des nageoires caudales des thons. Son intuition a changé la donne.

Sur une remarquable bande sonore qui porte l’empreinte des années 70, nous le suivons alors qu’il construit un bateau pour naviguer vers des endroits reculés, où il pourra surfer en paix et vivre en harmonie avec l’océan. L’équilibre entre les images, d’une beauté à couper le souffle, et la musique est aussi précis que les mouvements du surfeur lui-même. Alors que de nombreux réalisateurs du genre tentent de documenter de puissants exploits physiques, de faire du protagoniste un héros, et confinent le spectateur dans un rôle passif, David Elfick nous invite, par son approche intime, à partager l’exploration et l’extase du mouvement à travers les vagues. Pour ceux qui n’ont aucune expérience du surf, c’est un pur plaisir de voir George Greenough exprimer une immense passion pour les choses qui le rendent heureux.

Crystal Voyager met également en lumière la conscience écologique et l’éthique DIY des surfeurs, capturées de manière documentaire. Mais c’est aussi une pièce rarement projetée de l’histoire de l’art psychédélique, se situant au croisement inattendu du film de surf et du cinéma expérimental. Il n’est pas surprenant d’apprendre que Greenough et Elfick, qui entretenaient des liens avec la scène cinématographique underground australienne de l’époque, ont ressenti le besoin de montrer leurs images au légendaire cinéaste cosmique californien Jordan Belson.

Les 23 dernières minutes du film comptent parmi les plus belles images jamais produites. Ici, Greenough, qui fut aussi un pionnier dans le domaine de la cinématographie surf, partage avec nous l’extase ressentie en surfant sur les vagues et nous laisse entrer dans le tube. Sur le morceau Echoes de Pink Floyd, que le groupe a autorisé Elfick et Greenough à utiliser gratuitement en échange de quelques images à projeter lors de leurs concerts, nous plongeons littéralement dans le spectacle de science-fiction hallucinogène et psychédélique de la nature.

Ce qui est aujourd’hui facile à capturer à l’aide de caméras miniatures était plus que difficile à réaliser il y a un demi-siècle, avec du matériel analogique. En détournant une caméra militaire à haute vitesse, conçue à l’origine pour filmer l’horreur des bombes larguées sur le Vietnam, Greenough a minutieusement élaboré un appareil lourd et étanche qui lui a permis d’enregistrer toute la beauté de l’expérience océanique, formulant une équation filmique où convergent le surf, le cinéma, le cosmique et l’abstraction.

tickets

Les tickets coûte €10 ou €7 avec réduction. Vous pouvez commander les tickets par Wicket ou les acheter le soir même à l’entrée. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter info@monokino.org.

SOUTIEN — Nous travaillons pour l’instant sans subsides, votre soutien est donc le bien venu et éclairera l’écran de Monokino:

BE80 7340 4532 5277     BIC: KREDBEBB

Avec mention “donation”.

Les donations sont déductibles d’impôt à partir de 40€.
Une donation de 100€ ne vous coûtera que 55€.

Coordination artistique: Anouk De Clercq, Godart Bakkers
Coördination générale: Ditte Claus
Team artistique: Eric de Kuyper, Erien Withouck, Xavier Garcia Bardon
Team production: Jef Declercq, Johan Opstaele, Noah Heylen
Graphisme: Michaël Bussaer. Webdesign: Dominique Callewaert.

Avec le soutien de Auguste Orts, CINEMATEK, KAAP, KASK School of Arts Gent, Onderzoeksfonds Universiteit Gent, Vlaams Audiovisueel Fonds.

Aujourd’hui, parcourant les rues d’Ostende, le promeneur découvre un éclectisme fantastique: un bloc d’ appartements brutal et gris se trouve à côté du glorieux Thermae Palace. Le bâtiment majestueux, presque stalinien du De Grote Post, domine l’avenue Hendrix Serruys. Un ancien grand magasin héberge un musée d’art moderne. Des maisons belle époque se cachent dans des rues tranquilles.

C’est en 2017 que l’artiste Anouk De Clercq est frappée par un grand vide à Ostende. Ses rues ne rappellent en plus rien la glorieuse culture cinématographique de Henri Storck, James Ensor ou de Raoul Servais. La fermeture du cinéma Rialto signifia la disparition de la dernière salle de cinéma indépendante dans le circuit cinématographique d’Ostende. Avec un décor aussi extraordinaire, avec la Mer du Nord comme écran de projection pour des images, des histoires, c’était une perte, laissant un grand vide.

Et murit donc l’idée de Monokino: une salle, respirant ce même éclectisme, où le cinéma pourrait retrouver ses origines. Une salle ouverte aux cinéma dans toutes ses facettes: court métrages, long métrages, films d’auteur, classiques, films expérimentaux, art vidéo, animation, laissant la place également aux jeunes cinéastes et leurs premières œuvres. Monokino montre, questionne, réagit, encourage le débat, invite, met en perspective. Monokino est un endroit pour et par les Ostendais, pour les professionnels et les amateurs, pour les jeunes et les moins jeunes, pour ceux et celles d’ici et d’ailleurs.

Monokino veut montrer des films qui ne se manifestent pas uniquement sur l’écran. Ils se promènent également parmi les habitants, les spectateurs, les créateurs. Dans ce sens, Monokino est également “Kopfkino”, un cinéma mental ou les images ont la liberté d’exister et de se propager.

C’est ainsi que Monokino se promène comme un nomade dans les rues éclectiques d’Ostende et prend sa place dans la tête et le cœur des Ostendais. Bientôt elle mettra pied à terre de façon définitive.

Monokino veut pousser le cinéma dans le 21e siècle et mettre l’accent sur son côté aventureux. Nous mettons tout en œuvre pour trouver l’endroit idéal où les cinéphiles d’Ostende et d’ailleurs pourront se retrouver chez Monokino, mais en attendant, Monokino fonctionnera comme un plateforme de cinéma nomade.

La mer, est à nos yeux, le meilleur lieu où projeter des images, des histoires et des récits. En attendant notre prochaine projection, nous rassemblons une liste de films dans lesquels la mer joue un rôle important, qu’il soit principal ou secondaire. Penses-tu à un film qui ne s’y trouve pas encore? Nous serions ravis d’entendre tes suggestions via info@monokino.org.

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